mercredi 8 août 2007

LA VIE EST BELLE...

Nous avions été prévenus. Trois jours, trois semaines, trois mois. Après trois jours, tu réalises que t'as pas à courir au bureau. Après trois semaines, tu espères que ça ne durera guère plus longtemps. Que l'été approche et qu'ILS ne nous feront pas ça...
Après trois mois, tu te dis que si t'as pu passer à travers trois mois de lock-out, ça ne pourra pas être pire... Et vous savez quoi? Maintenant, la vie est belle!
Je sais que ça fait drôle de dire ça mais c'est vrai. On touche un jour le fond du baril et on remonte. On apprécie ce qu'on a et on réalise que le travail prenait beaucoup de trop de place... Et ça ne sera jamais plus comme avant. On fera notre boulot comme des pros mais ça restera un boulot. Ce n'est pas vrai que le travail, c'est la santé...
Aujourd'hui, c'était la joie au journal, enfin notre journal. L'idée qu'il soit maintenant disponible partout sur la planète via internet nous a donné comme un coup de fouet.
Notre journal est beau, notre site internet est beau et, même si ça sent souvent les cretons et le pâté de campagne, j'aime bien la «poésie de notre site industriel dévasté», comme dirait mon ami Henri...
Trois jours, trois semaines, trois mois.
On s'habitue à tout, voyez-vous. Même à l'injustice. Même à la rage.
On a fait comme Rimbaud, on les a assises sur nos genoux, et on les a copieusement injuriées... Elles ont foutu le camp.
On a maintenant du fun. On ne survit pas. On vit. On est comme Tôtoche, le rat de la maison, heureux dans notre trou.

10 commentaires:

Stephan S a dit…

Je penses de plus en plus que le MMQ va devenir un quotidien permanent de Quebec.

Comment ca prend de temps au niveau legal pour casser une association syndicale ?

michel hébert a dit…

Je ne comprend pas vraiment la question. Que voulez-vous dire par «casser une association syndicale»?

Stephan S a dit…

J'ai entendu dire que apres un an et un jour, l'accreditation syndicale etait cassee et apres l'employeur pouvait reengager d'autres employes a l'exterieur de la convention collective.

Mise au point, je suis tres loin d'etre un specialiste des lois du travail et celui de qui j'ai entendu cela aussi, alors il est tres possible que je sois dans l'erreur.

michel hébert a dit…

Je comprends. Je demanderai ces jours-ci aux autorités de mon propre syndicat...

Julien Raisin a dit…

Vous devriez faire une étude de marché pour savoir si avec de la publicité dans le Média Matin Québec, vous seriez en mesure de vous autofinancer. Selon moi il va avoir de plus en plus de monde qui vont aller sur votre site internet ce qui peut inciter beaucoup de compagnie à vouloir venir faire de la publicité sur votre site internet et dans le Media Matin Québec. Michel, il y a quelques choses à faire avec ça c'est sûr. Vous avez un tremplin incroyable avec la sympathie de la population, une chance en or d'avoir enfin votre propre compagnie. Les gens de Québec vous encouragent, veulent vous lire, voulent avoir des nouvelles de la région de Québec. Nous sommes tannés de la montréalisation. Comme disait l'autre : « Il y a une couple de piastres à faire avec ça ! » Pensez-y ?

allaiin a dit…

super M.HÉBERT,la fierté des artisans de votre journal " MM QUEBEC "
Au journal de quebec,la fierté "PAS SÛR"

bon combat

Tiproukos a dit…

Avec le réveil "électoral" du dernier scrutin provincial. Je pense que le conflit au Journal de Québec marquera un tournant important au Québec. Est-ce la fin de la "montréalisation" des régions?

Pierre Péladeau a fondé son journal lors de la grève de LA PRESSE dans les années soixantes. Est-ce que PKP se fera servir la même sauce en 2007?

Je pense qu'il serait temps que Québec se réapproprie ses organes de presse. On dit que INFO 800 (CHRC) redeviendrait la propriété de gens de Québec. Bravo!

sycha a dit…

@ stephan s

Je ne suis pas un expert des lois de travail, mais je pense que la règle de un an à laquelle tu fais référence, ne s'applique que lors d'une fermeture d'entreprise. Dans le cas d'un conflit de travail (grève ou lockout), je pense qu'il n'y a aucune limite légale. Cette loi sert à protéger les travailleurs. Par exemple, le Journal de Québec ne pourrait pas fermer l'entreprise pendant disons 2 semaines, puis après, lancer une nouvelle entreprise qui se nommerait le "nouveau J de Q". L'entreprise devrait être fermée pendant un an avant de pouvoir se re-former sans le syndicat.

Nicolas a dit…

Stephan, ce sont des règles américaines. Au Québec on ne peut pas profiter d'un conflit de travail pour casser un syndicat. Il y a d'ailleurs une loi contre les "travailleurs de remplacement" (i.e. scabs). La chose qui se rapproche le plus de ce dont vous parlez se situe au tout début de la vie d'un syndicat. Si un an après l'accréditation d'un syndicat il n'y a toujours pas de convention collective de signer, on peut entamer des procédures de révocation de l'accréditation. Mais, encore là, théoriquement les patrons n'ont rien à voir là dedans.

Stephan S a dit…

I stand corrected